Hadra Trance Festival #10 : une édition incroyable

Il est parfois complexe de trouver un titre d’article adapté à ce que l’on souhaite vraiment retranscrire. Pendant ces 4 jours de musique et d’expériences psychédéliques en face du plan d’eau de Vieure, plusieurs titres me sont venus en tête, notamment « Le festival au 7 000 sourires » qui aurait aussi pu convenir. Finalement on optera pour un titre un peu plus général, qui n’exclut aucun aspect de cette édition qui a été tout simplement incroyable, vous l’aurez compris. Retour sur l’édition du Hadra Trance Festival #10, à chaud, qui vous rappelle pourquoi vous êtes prêts à faire 10 heures de trajets pour y retourner chaque année.

Crédit @ Ca s’est passé près de chez vous.

Pour cette dixième édition, qu’on aime aussi appeler anniversaire, Hadra a vu les choses en grand et s’est littéralement placé aux côtés des plus grands. De la finition de la décoration jusqu’aux différentes activités proposées, en passant par la qualité du line-up et le professionnalisme de l’orga, rien n’a été laissé au hasard et le public l’a bien senti.

Il suffit de jeter un œil sur le mur Facebook de l’événement, quelques jours après le festival pour voir pleuvoir les messages de remerciement et d’enthousiasme du public. Et on ne peut qu’être d’accord avec eux.

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Un line-up qui pousse à la découverte

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Un peu avant le festival, lorsque le line-up complet est sorti, il y a eu différentes réactions. D’un côté, les puristes, qui étaient enthousiastes de voir des noms qu’ils n’avaient pas vu sur les autres festivals psytrance de la saison et de l’autre, ceux qui avaient peur de ne pas apprécier ce qui était proposé, faute de connaissance de la majorité des artistes.

Ce qu’on peut dire c’est que le pari est réussi pour Hadra qui a su rassembler les différentes influences de la Trance pour que tout le monde y trouve son compte.

Fort d’une scène supplémentaire, Hadra proposait aux festivaliers le choix entre la Main Stage (The Temple), la scène Alternative (The Lotus) et le Chill out (The Moon).

Crédit @ Emmanuel DUBOST – La Main Stage

Après avoir fait plusieurs éditions de l’Hadra (2012,2013,2014 et 2016) ce qui m’a le plus marqué cette année, c’est vraiment la qualité et l’éclectisme du line-up qui ont littéralement empêché les festivaliers de quitter le dancefloor. Il est très difficile de citer tous les artistes découverts et adorés sur cette édition, mais certains représentent littéralement un coup de coeur que j’aimerai partager avec vous.

 

#1 Zeitgeist aka Munstrous (Glitchy Tonic Records)– Dimanche matin 01h45 – 04h45 – Alternative Stage

Crédit @ Nekopix

Cet artiste aussi connu sous le nom de Radioactive Cake nous a offert un live de 3h en passant de son premier projet à son deuxième, tout en fluidité. Oscillant entre une psygressive ultra groovy aux teintes d’une techno lourde et profonde, son live a retourné la scène alternative, plus ambiancée que jamais. La finesse de ses productions et son énergie sur scène ont tout simplement enivré le dancefloor, où tout le monde dansait avec tout le monde, le sourire jusqu’aux oreilles. Pour moi, un des meilleurs lives que j’ai pu voir sur cette édition et durant cette saison !

#2 Electrypnose (Zenon Records)– Vendredi 04h30 du matin – Alternative

Electrypnose @ Groove Attack – Israël – Crédit @ Yonatan Benaksas

Le Suisse a eu le privilège de jouer sur l’Alternative et le Main Floor durant cette édition du Hadra. Si je n’ai pu assister qu’à son passage sur l’Alternative le retour de mes compagnons sur sa performance sur la scène principale m’ont poussé à le mettre en avant directement. Electrypnose a le don d’aller chercher les détails pour vous faire voyager un peu plus loin. Encore une fois, là où beaucoup de gens extérieurs au milieu décrivent la Trance comme une musique « où c’est toujours la même chose », il suffirait de les inviter sur un de ces lives pour les faire changer d’avis automatiquement.

#3 Orestis (Sonic Loom) – Vendredi 2h30 du matin – Mainstage

Orestis @ Freqs of Nature

Attention, loin de nous l’idée de passer tout notre temps uniquement sur une seule scène. Comme tout bon festivalier nous aimons naviguer d’une scène à l’autre, à la recherche des sonorités qui nous donnent le plus envie de danser. Parmi celles-ci, évidemment celles dOrestis, incontournable sur cette édition pour les adeptes de la Dark. Si certains ont eu la chance de le croiser au Momento Demento en Croatie, c’était une belle occasion de se rattraper.

 

#Les Big ups en vrac

Le combo Itchy & Scratchy, Hellquist, Raoul, Alchemy Circle vs Mojo’s Ears et Dick Trevor : tout simplement un enchaînement parfait pour finir l’après-midi du vendredi et aborder la nuit déjà bien échauffés !

Les copains sur scène :)

Anakis (Illusion Sonore, Psynon Records) : gros set Forest qui a même déclenché une grosse averse sur la mainstage, rendant sa performance encore plus animale, c’était littéralement le feu sur le dancefloor. Vous pourrez notamment le retrouver sur scène pour la Wonderland 9, le 7 octobre au Pizou !

Version Bizar (Padang Records) : notre ami de la Rochelle, qui s’est offert quasiment l’ouverture de la main stage, avec un live aux tendances psygressive qu’on ne peut que soutenir !

Animalz Dialog : nos copains Galinette et Surikat se sont marrés sur l’Alternative pour un chouette set techno to Prog & Proug, un bon point de rendez-vous pour festoyer avec ses amis dans la bonne humeur !

Les festivals trance et leur amour de la déco

Si vous êtes habitués aux festivals comme l’Hadra, le Boom ou encore le Modem ou le Psy-fi (pour ne citer que ceux-ci) vous avez surement remarqué qu’ici, la décoration est à l’honneur. Les organisateurs mettent le paquet pour émerveiller tous vos sens. Ce qui est assez incroyable, c’est qu’au fil des années, le développement du mapping a donné naissance à une symbiose entre la musique et le visuel, créant ainsi une harmonie entre nos yeux et nos oreilles, qui pousse l’expérience encore plus loin.

Crédit vidéo : Trance Report Community  - Nazca [Hi-Tech] @ Hadra Trance Festival 2017

Cette année, c’est MAE & MOA qui ont construit la canopée de la Main Stage, et autant dire que ça se passe de commentaires. Aussi belles de jour comme de nuit, ces constructions bien connues des Hadrimaux et autres psychonautes vous plongent dans un univers parallèle qu’on ne retrouve presque qu’ici.

Crédit @ Guigui Photographie

Crédit @ Guigui Photographie

Crédit @ Ephem’R

Du son, mais pas que !

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Crédit @ Ca s’est passé près de chez vous.

Le Hadra, ce n’est pas que des aller-retours entre son camion et le son. En tout cas, l’organisation nous propose bien plus que ça, si on souhaite voir d’autres choses. En effet, si vous vous êtes un peu baladés sur le site, vous avez pu croiser différentes installations et activités super marrantes comme ces fameuses cabines téléphoniques ou encore l’expo à côté du chill. Il y avait également toute une programmation de workshops et conférences sur différents thèmes autour de la culture psychédélique.

Crédit @ Ca s’est passé près de chez vous.

Ayant moi-même été privée de son pendant tout l’été pour cause de travail intensif, je n’ai malheureusement pas pris le temps de fréquenter les conférences et workshops car je ne pouvais pas décoller du son, mais nous pouvons saluer chaleureusement cette initiative, qui place Hadra encore une fois dans la cour des Grands en proposant de découvrir la culture psychédélique plus largement que par le biais de la musique.

L’after : The Bass Bin

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, une fois que le son de la main stage s’est éteint, une petite musique raisonnait au loin. Et non, ce n’était pas votre esprit qui était encore emporté par les kick-bass ronds du closing. Encore une fois, Hadra a fait très fort, en invitant le collectif The Bass Bin, originaire de Brighton, qui propose des micro-évents sous forme de performances pour sensibiliser au Do It Yourself.

Si cette description peut être abstraite, rien de plus concret que de regarder leur performance ci-dessous à l’Hadra, où nos compères Mécou Yenski (PROUG), Galinette, Surikat et Tof ont joué quelques morceaux sur un sound system on ne peut plus alternatif : une poubelle!

Crédit @ Lucie Jacquemet

De la Proug au Dubstep, en passant par le Grime, c’est vraiment une belle performance que de proposer un sound system mobile, en fin de festival, là où tout le monde est triste de ne plus entendre de musique. D’un coup tout le monde se réunit autour d’une poubelle pour continuer la fête. Le grand plus visuel : la marche des festivaliers derrière cette Bass Bin qui envoie du gros dubstep, donne l’illusion d’un Walking Dead version sympa.

Une réussite sur tous les points

Bref, vous l’aurez compris, c’était l’édition à ne pas manquer! Si Hadra avait manqué de temps l’année dernière pour préparer son festival, cette année nous avons bien pu sentir que l’orga connaissait de mieux en mieux le terrain. Le festival sera reconduit pour 2018 et nous ne pouvons que nous en réjouir.

Toute l’équipe de PROUG tient donc particulièrement à remercier Hadra (Emilie, Cédric, Lucie et les autres) pour leur accueil, Hadra, on se dit à l’année prochaine!

Comme chaque fin d’édition, toute l’équipe d’Hadra monte sur scène pour les dernières tracks, et profitent au maximum, face à son public, de cette atmosphère unique. Crédit @ Ca s’est passé près de chez vous

Un grand merci également à tous ces photographes talentueux, qui nous permettent de garder des souvenirs plein la tête tout au long de l’année :

Guigui Photographie

Emmanuel Dubost

Ca s’est passé près de chez vous

Ephem’R