Keny Arkana

J’ai toujours voulu écrire un article sur Keny Arkana, mais j’ai toujours été freiné par le fait qu’il y ait beaucoup de choses à dire, et que ma subjectivité ne me permette pas de faire un tri convenable…Mais vu que l’actualité s’y prête doublement, par son dernier album, L’Esquisse Vol.2, sorti cette année, et le fait que Stazz ait eu la chance d’assister à un de ses concerts au Festival Emmaüs…

J’ai aussi eu la chance de voir Keny Arkana en live, lors d’un Reggae Sun Ska, il y a deux ou trois ans. Malheureusement, les aléas de festoche ont fait que j’ai pas saisi cette chance et raté son concert, et je m’en mors encore les doigts aujourd’hui! (Ce qui rend l’écriture de cet article assez difficile, imaginez vous en train de vous mordre les doigts et de taper sur le clavier en même temps…)

Keny Arkana est quelqu’un qui  a toujours lutté. Pour s’en sortir d’abord, suite à une enfance pas très rose, ballottée de foyer en foyer. Puis pour un monde meilleur, pour aider ceux qui en ont le plus besoin, pauvres, exclus. Elle se bat aussi pour la nature, contre les OGM, la surexploitation et la pollution…

Côté textes, c’est donc assez explicite. C’est une contestataire, quelqu’un d’engagé qui sait mettre ses idées en vers et qui essaye de faire passer des messages d’espoir.

Alors parfois c’est négatif, sombre. Un constat très pessimiste du monde où nous vivons. Le résultat? Soit on sombre dans la déprime soit on a envie de lever le poing en l’air, comme le dit et le fait Keny Arkana, en gardant la main ouverte.

Je ne vais pas vous faire de biographie, ou de discographie, l’univers internet est rempli de ressources pouvant satisfaire votre curiosité.

Mais je vous invite à écouter ses morceaux, pour leur qualité tout d’abord, si vous êtes amateurs de Hip-Hop, puis pour leur contenu, qui que vous soyez.

Certains, comme « Cinquième Soleil » ou « Une Décennie d’un Siècle » m’ont permis de montrer à des potes que le Rap peut être magique quand il est porteur d’un vrai message.

C’est après du son comme ça que je cours depuis que j’ai découvert que le Rap c’était avant tout de la poésie. C’est avec du son comme ça qu’on peut redorer le blason de cette musique que beaucoup ont dénaturée.